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Un mauvais questionnaire peut remettre en cause la validité des réponses et donc la qualité globale de votre étude. Un bon questionnaire répond à des objectifs d’analyses qui découlent des objectifs de l’étude. Il doit permettre un traitement pertinent des données et optimiser le recueil des réponses, tout en favorisant la sincérité des personnes interviewées.

Il faut se limiter aux seuls objectifs de l’étude et de ne pas se laisser tenter par des questions sous le seul prétexte qu’elles semblent à priori intéressantes.
Un bon questionnaire doit permettre un bon traitement. Prévoir dès la rédaction, les tris et autres calculs statistiques dont vous aurez besoin, permet par exemple de ne pas oublier d’éléments de réponses ou même de question. Car si certaines ne présentant pas d’intérêt en tant que telle, elles servent de base à certains calculs. Autre raison, si vous voulez comparer les résultats de certaines questions entres elles ou avec une étude précédente, il faut y penser dès la rédaction, car formulées ou structurées différemment elles ne seront pas comparables.

La structure du questionnaire

L’ordre des questions et des différents blocs de questions est primordial. Dans un premier temps il convient de mettre en confiance l’interviewé avec des questions peu implicantes. Ce sont des questions d’ « amorce » qui doivent porter sur des éléments plutôt factuels et bien connus du répondant. Cela permet à l’interviewé de se familiariser avec le questionnaire, de se mettre en condition en oubliant ce qu’il était en train de faire précédemment. Certaines de ces questions ne sont parfois même pas exploitées mais elles permettent d’installer un climat de confiance.
Les questions dites « sensibles » sont placées plutôt en fin de questionnaire lorsque le contact a été bien établi (revenus, politique, religion…) et seulement si elles sont indispensables à l’étude. Rappelons ici que toute question sans rapport avec l’objectif de l’étude est interdite (loi « informatique et libertés » de la CNIL) et que si l’interviewé stoppe le questionnaire au milieu ou à la fin de celui-ci, il est inexploitable.
Des questions « filtres » peuvent être placées à différents endroits du questionnaire pour tester la sincérité des réponses. Par exemple, on croise des réponses sur l’exposition aux médias avec des questions sur des contenus d’émissions ou d’articles de magazines.
Il est bon de structurer le questionnaire par thèmes et de les énoncer clairement lors de la passation, le questionnaire gagnera en clarté et en rythme. Décliner les différents critères à l’intérieur de chaque partie en gardant la même structure de question : c’est plus court à l’écrit comme à l’oral, les questions peuvent être ensuite comparer et le répondant s’habitue ainsi à l’échelle.
Pour les questionnaires de satisfaction, il est préférable de poser la ou les questions globalisantes au début du questionnaire ou au début de chaque « thème » étudié. En effet, les opinions sont plus sincères et un peu plus sévères en début de questionnaire.
Les questions « ouvertes » sont placées de préférence en fin de questionnaire ou de sous-parties.
Les questions dites de « signalétiques » (sexe, âge, CSP) doivent être placées plutôt à la fin sauf si ce sont des questions filtres lors d’enquête par téléphone.

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